1 octobre 2021

Bonjour et bienvenue à votre infolettre Barricad.


Dans cette édition, nos experts en fiscalité ont commenté plusieurs articles qui ont retenu leur attention dans les derniers jours, dont un article qui tente de faire la lumière sur une question que plusieurs se posent, soit s'il est préférable d'acheter ou de louer une propriété. Nous abordons également un article sur le meilleur moment de rembourser ses dettes d'impôts.

Nous commentons ensuite une nouvelle sur les valeurs foncières qui sont en forte hausse, et, finalement, nous abordons un article sur la surchauffe immobilière et si celle-ci ne serait pas de la faute aux courtiers immobiliers.


Bonne lecture!

Should I trigger capital gains tax now - or wait until I'm gone?

The Globe and Mail

Dans cet article en anglais du Globe & Mail, l'auteur répond à une question qu'on nous pose souvent ces temps-ci. Les discours électoraux couplés aux discussions d'experts concernant le remboursement des dettes publiques ramènent à l'avant-scène la menace de diminuer ou même d'annuler l'exonération sur les gains en capital qui permet normalement de ne pas imposer 50% du gain en capital réalisé. Plusieurs propriétaires se demandent s'il ne vaudrait pas mieux "cristalliser" d'une façon ou d'une autre ce gain, c'est-à-dire traiter fiscalement le bien comme s'il était vendu afin de s'imposer maintenant et profiter d'une exonération de 50% du gain plutôt que de prendre la chance de perdre ce "bonbon" fiscal, comme j'aime les nommer.

L'auteur explique pourquoi cette solution a rarement du sens si le seul objectif est de "protéger" l'exonération sur le gain. Par exemple, plus de revenus implique souvent une diminution des programmes sociaux comme la sécurité de la vieillesse, sans compter que l'impôt payé diminue le capital dont vous disposez pour investir.

Par ailleurs, si l'objectif est de diminuer l'impôt au moment du décès, l'auteur rappelle que les conjoints peuvent reporter encore davantage l'imposition lorsque les biens reviennent au conjoint par le mécanisme de "roulement". J'ajouterais qu'il existe même des solutions tel que la mise en place d'une fiducie ou d'une société, qui permet de geler la valeur des biens, et du même coup l'impôt latent, sans impact fiscal si souhaité, tout en permettant à la succession, comme les enfants par exemple, de bénéficier de la plus-value future.

Voir plus

Rapport: Vaut-il mieux acheter ou louer?
Royal Lepage

Un autre article, une autre comparaison sur les avantages ou inconvénients d'être propriétaire ou locataire. J'ai découvert d'abord cet article de TVA Nouvelles et atterri sur le sommaire exécutif de Royal Lepage où l'on considère des valeurs tirées nécessairement des points les plus chauds au Canada. Un loyer à 2 500$ comparé à une maison de 730 000$. Est-ce que le comparatif représente l'ensemble du marché? Représente-t-il le marché au Québec? J'en doute. Cependant, l'exercice est nécessaire.

Donc, est-il plus avantageux d'être propriétaire ou locataire ? La réponse est simple: ça dépend de vos besoins et de vos objectifs. Avec une petite famille qui grandit, certains préfèreront le confort d'une maison. Est-il donc économiquement avantageux d'être propriétaire ? Il semblerait que dans le comparatif cité plus haut, on omette une tonne de données: Changement des taux d'intérêt, coût de renonciation, coût d'entretiens majeurs de la résidence, etc. J'ai fait un comparatif rapide avec l'outil de l'Autorité des marchés financiers, dont voici les données: je compare l'achat d'une maison de 485 000$ (prix médian au Québec en août 2021), avec une mise de fonds de 20%, financée sur 25 ans à 1.84% (Taux fixe 5 ans en date du 30 septembre 2021) versus un logement à 1 500$ par mois, augmentation de 2% par année et on réinvesti la différence de liquidité avec un rendement moyen de 6% : Le résultat: Il est clairement préférable (économiquement parlant) de louer vs acheter !

Comme vous le voyez: il est simple de "faire parler les chiffres", mais beaucoup moins simple de faire parler les émotions: il est vrai qu'avoir son propre chez-soi est une forme d'accomplissement dans notre société et constitue un certain confort pour la majorité des familles du Québec.

Voir plus

Surchauffe immobilière: Est-ce la faute des courtiers?
TVA Nouvelles

Avec la surchauffe immobilière qui continue de perdurer, on en est maintenant à essayer de trouver des coupables pour justifier le phénomène de surenchère. À ce titre, Andrés Fontecilla, porte-parole de Québec Solidaire en matière de logement, pointe du doigt les courtiers immobiliers. Il dénonce certaines de leurs pratiques pour faire augmenter le prix des maisons (notamment le fait de ne pas communiquer les offres reçues aux autres acheteurs ou encore de suggérer à un acheteur de vider un appartement pour augmenter les loyers) comme étant en partie responsables de la hausse marquée du marché immobilier résidentiel au Québec.

Malgré le fait qu’il soit effectivement dans l’intérêt des courtiers d’augmenter le prix des maisons, ces pratiques sont loin d’être nouvelles dans l’industrie. Par ailleurs, si les pratiques des courtiers sont réellement à l’origine du contexte de surchauffe immobilière, comment expliquer que celui-ci est aussi présent dans les cas où le propriétaire vend lui-même sa maison, soit sans l’aide d’un courtier? Même s’il s’agit d’un tout autre débat, ces allégations ne m’apparaissent pas plus justifiées en ce qui concerne la hausse du prix des loyers.

Bref, il me semble plus approprié d’expliquer le présent contexte par les retards cumulés des nouvelles constructions découlant de la COVID-19 ou encore de la hausse des prix des matériaux, par une offre trop basse pour répondre à la demande en constante augmentation, par des taux d’emprunt frôlant présentement un creux historique, etc. À mon sens, ces pistes de raisonnements m’apparaissent comme étant plus logiques pour rationaliser le contexte de surchauffe immobilière.


Voir plus

Les valeurs foncières en forte hausse
Courrier Laval

Signe, une fois de plus, de la force du marché, les valeurs foncières augmentent à un rythme fulgurant. À Laval, en 3 ans, la valeur du parc immobilier s'est appréciée de 19,3%! C'est trois fois plus que le rôle précédent. Pourquoi ? Voici l'explication, tirée du rapport "L'évaluation foncière de votre propriété" du Gouvernement du Québec: "Cette évaluation est établie en fonction de la valeur réelle de l’immeuble, que l’on définit comme étant la valeur d’échange sur un marché libre et ouvert à la concurrence, en d’autres termes, le prix le plus probable qui peut être payé lors d’une vente de gré à gré entre un vendeur et un acheteur dans les conditions suivantes : 1) le vendeur et l’acheteur désirent respectivement vendre et acheter l’unité d’évaluation, mais n’y sont pas obligés; 2) le vendeur et l’acheteur sont raisonnablement informés de l’état de l’unité d’évaluation.

Il faut donc comprendre que la forte hausse des valeurs marchandes des dernières années vient directement affecter le rôle municipal et, par le fait même, augmenter votre charge fiscale. Il semblerait que la ville de Laval garantisse aux citoyens que le taux de taxation serait ajusté afin de contrer cette importante hausse.. Est-ce que les autres municipalités seront affectées et emboîteront le pas ? Ce sera certainement un dossier à suivre dans les prochaines semaines pour tous nos clients en immobilier !

Voir plus

Vous en voulez encore plus? Abonnez-vous à notre infolettre!

Envoyée aux 2 semaines

Notre infolettre est envoyée 1 vendredi sur 2

Commentée par nos experts en fiscalité

Nos experts commentent chaque article

Totalement GRATUITE

Notre infolettre est 100% gratuite